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 [f] serendipity ▪️ libre.

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Leith Merrick
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Messages : 18
Date d'inscription : 04/09/2016

MessageSujet: [f] serendipity ▪️ libre.   Jeu 7 Déc - 15:41



( alice melville )
Some girls are full of heartache and poetry and those are the kind of girls who try to save wolves instead of running away from them

27/28 ans ― libraire/bouquiniste ― célibataire
holland roden, ana de armas, lily collins, jenna coleman,
alycia debnam-carey, caitlin stasey, emeraude toubia, holliday granger

i | you are a cosmic child, a celestial wonder

Alice aime les livres. Passionnément. Les nouveaux, mais surtout les anciens, ceux qui portent en eux une autre histoire qui se lit entre les lignes.

ii | be a part of the love club, everything will glow for you

[BASIL COBALT] A bien des égards, Alice et Basil sont les deux faces opposées d'une même pièce, à la fois fondamentalement différents et complémentaires. Alice est d'une lucidité presque handicapante, d'une prudence paralysante, éternellement bloquée au stade du "et si?". Inconditionnellement amicale mais terriblement méfiante, elle distribue sa confiance avec parcimonie. Fausse cynique, elle est accablée par le mal de tous les grands rêveurs : la réalité lui paraît horriblement fade.

+++:
 

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bittersweet nectar drips from the fractures in the guarded depths of your heart. didn’t your mother tell you not to break your toys? 



Dernière édition par Leith Merrick le Ven 8 Déc - 11:56, édité 1 fois
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Leith Merrick
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MessageSujet: Re: [f] serendipity ▪️ libre.   Jeu 7 Déc - 21:54

Basil habite le même appartement depuis qu'il a 18 ans. Le coup de foudre l'a violemment percuté au moment exact où il avait déposé son maigre sac en toile sur le plancher en bois. Pas pour l'appartement en lui-même, non, mais pour tout ce qu'il représentait. Pour un gamin qui avait grandi entassé sur ses frères et sœurs, c'était comme empoigner une liberté qu'il n'avait jusque là qu'effleuré du bout des doigts. A l'époque, il faisait abstraction de ses nombreux défauts parce qu'il n'avaient aucune importance. La peinture qui s'effritait, l'humidité, la cuisine exiguë, la chambre juste assez grande pour accueillir son futon et une armoire, et comment il faisait toujours trop froid en hiver et trop chaud en été. Avec le temps, il n'a pas simplement appris à faire avec ces imperfections, il les a étreintes. Plus de dix ans après, Basil est encore furieusement cramponné à son appartement d'Armadale. Contrairement à son indépendance, il en est tombé progressivement amoureux, la lente combustion de ses cellules, atome par atome, jusqu'à ce que la fièvre atteigne le palpitant dans un coup fatal magistral - comme c'est toujours le cas avec les meilleurs amours, ceux qui durent pour la vie. Il a depuis largement les moyens de s'offrir beaucoup mieux mais se voit dans l’incapacité la plus totale de dire définitivement adieu au 13, Pickletullum Street. Il l'aime, son studio miteux, avec férocité et impétuosité. Il aime tout à son propos. L'escalier tortueux, la cheminée en état de marche, le balcon qui donne sur la rue paisible, l'antique baignoire sur pieds, et puis surtout Alice.

Il faut un fataliste comme Basil pour pleinement savourer la cruelle ironie du sort dans toute sa splendeur. De tous les appartements pourris dans lesquels il aurait pu atterrir, inévitablement, il devait se nicher dans celui qui se trouvait être juste au-dessus d'une bouquinerie. Et pendant des années, ça n'était que ça, le clin d'œil subtilement moqueur d'un univers qui avait un sacré sens de l'humour. Il passait tous les jours devant la vitrine poussiéreuse sans lui accorder plus d'un regard indifférent, en saluait distraitement le propriétaire d'un hochement cordial quand il le croisait dans le couloir. Un matin, le store de la petite boutique avait cessé de se lever et il lui faudra attendre plusieurs mois, quand enfin
There you are, you dirty little bookworm.   Hello, stranger. Did you know that people didn’t always say “hello” when they answered the phone? When the first regular phone service was established in 1878, Alexander Graham Bell suggested answering the phone with “ahoy."

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